Le FC Nantes naît le 21 avril 1943 de la fusion de cinq clubs nantais, dont la Mellinet, présidée par Marcel Saupin. Jean Le Guillou, un premier dirigeant, propriétaire de chevaux de courses, transmet ses couleurs au club : le jaune et le vert. Devenu pro en 1945, propulsé en D1 l’année de ses 20 ans, Nantes devient une terre de pionniers, en terme de jeu collectif, avec José Arribas, puis ses fils spirituels Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix. Robert Budzynski, promu premier directeur sportif de l’Hexagone en 1969, fera venir des grands noms, comme Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, ou le champion du monde argentin Jorge Burruchaga. Sur le plan de la formation, le FC Nantes devient une référence dans les années 70, et inaugure La Jonelière en 1978. Le stade de La Beaujoire suivra 6 ans plus tard. Des équipements qui restent des références aujourd’hui.

Palmarès

  • 8 titres de champion de France : 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001
  • 7 fois vice-champion de France : 1967, 1974, 1978, 1979, 1981, 1985, 1986
  • 3 victoires en Coupe de France : 1979, 1999, 2000
  • 4 fois finaliste de la Coupe de France : 1966, 1973, 1983, 1993
  • 3 victoires au Trophée des Champions : 1965, 1999, 2001
  • 3 victoires en Coupe Gambardella : 1974, 1975, 2002
  • 1 finale de Coupe de la Ligue : 2004
  • 2 fois vice-champion de deuxième division : 1963, 2008
  • 100 matches en Coupe d’Europe
  • Ligue des Champions : demi-finaliste en 1996
  • Coupe des Vainqueurs de Coupe : demi-finaliste en 1980
  • Record national : 44 saisons consécutives en D1 de 1963 à 2007

Le stade de la Beaujoire – Louis Fonteneau

Inauguré le 8 mai 1984, lors d’un match amical FC Nantes-Roumanie (0-1), le stade de La Beaujoire-Louis Fonteneau rend hommage par son nom au Président Fonteneau qui fut à la tête du club de 1969 à 1986.

Il remplace l’ancien stade Marcel Saupin (ex-Malakoff) devenu inadapté aux besoins d’une équipe professionnelle de première division. Avec ses 27000 places, celui-ci ne pouvait plus faire face lors des grandes affiches de championnat et de Coupes d’Europe. Une époque s’achevait, laissant le souvenir de moments forts – comme la montée en D1 un soir de mai 1963 -, des débordements de Loïc Amisse sur son flanc gauche et des clameurs populaires lors des chocs Nantes-Saint-Etienne des années 70 . Clin d’œil de l’histoire, Saupin faisait ses adieux à l’élite le 28 avril 1984 pour un ultime match à domicile remporté 1-0 par Nantes… aux dépens des Verts.

L’Euro 84, organisé par la France, ayant fournit l’occasion idéale à l’édification d’une arène moderne, le projet de construction est officialisé le 25 novembre 1980 puis voté par le conseil municipal de la Ville de Nantes le 21 juin 1982. Le chantier dure seize mois – la pelouse avait été ensemencée et close un an à l’avance – pour un coût évalué à 100 millions de francs, 50% du montant étant subventionné par l’Etat. Il mobilise jusqu’à 250 personnes en période de pleine activité et nécessite 20000 m3 de béton. Dans sa version initiale, l’enceinte offre 52923 places assises et debout. La capacité est aujourd’hui de 38285 sièges. D’emblée, le stade de La Beaujoire-Louis Fonteneau semble bien né puisque l’équipe de France, future vainqueur de la compétition continentale, y balaye la Belgique 5-0 lors de l’Euro 84. Elle récidivera en avril 1995 face à la Slovaquie (5-0). A noter que le pré nantais fut le premier à voir les rugbymen du quinze tricolore battre leurs homologues néo-zélandais (16-3), le 15 novembre 1986.

Avant la Coupe du monde 1998, une importante remise à neuf a été effectuée. Ces travaux, portant sur 42,84 millions de francs, ont abouti à de nombreuses améliorations :

Installation de protection contre le vent après étude d’une maquette en soufflerie

  • Pose de 15000 sièges
  • Reprise des accès (amélioration de la répartition et augmentation du nombre)
  • Reprise de la surface de jeu.

De plus, les contraintes liées à la tenue du Mondial, l’évolution des normes de sécurité et un nécessaire rajeunissement après quatorze ans d’exploitation ont entraîné plusieurs aménagements :

  • complément d’éclairage
  • modernisation de la sonorisation
  • surveillance vidéo
  • sectorisation des tribunes (séparation en compartiments de sécurité)
  • création de vingt loges supplémentaires
  • installation de sièges sur toutes les places des grandes tribunes
  • pose d’un second panneau d’affichage lumineux et rénovation de l’existant.

Depuis la saison 1998-99, la direction du stade a également procédé à la suppression des grillages qui entouraient le terrain. Une modification qui accroît le confort visuel du public et rapproche les spectateurs de l’action. Club-phare du football français, le FC Nantes Atlantique dispose désormais d’un stade encore plus convivial. Les supporters l’ont bien compris et ils s’y sentent chez eux. La soirée suivant le titre de champion de France 1995, l’épopée de la Ligue des Champions 1995-96 ou l’accueil réservé à l’équipe professionnelle après sa deuxième victoire consécutive en Coupe de France en sont autant de témoignages.